Le combat de David et Goliath

Le berger david

Dans la Ducasse d’Ath, un événement fait frémir tous les Athois. Il s’agit du combat entre le géant philistin Goliath et le jeune berger hébreu David, qui se déroule le samedi vers 17h, après les vêpres.

Le combat, ou jeu-parti comme l’appelle encore les anciens, représente une métaphore biblique d’un combat entre le bien et le mal.

Un dialogue s’établi entre le jeune hébreu David et le géant philistin Goliath, c’est le Bonimée. A la fin de celui-ci, le berger David doit lancer une balle (balle pelote ou balle d’Ath) dans l’œil de Goliath. Un seul tir, une seule chance de le vaincre.

La foule retient sont souffle, un silence impressionnant s’installe sur la grand’place… Si le tir est réussi, la foule explose de joie, la Ducasse sera bonne. Les époux Goliath danse alors le traditionnel « Grand Gouyass ».

Si le tir est raté, un « ooooh » de déception traverse la foule, Goliath s’écrie « Je n’sus nieu co mort! ». Les époux Goliath rentreront sans danser le « Grand Gouyass ».

La tradition du jeu-combat est connue depuis 1487.  Avant 1842, le jeu se déroulait le dimanche.

Après le combat,  les autorités communales et leurs invités se réunissent dans la salle des Pas Perdus de l’hôtel de ville afin de déguster comme tous les Athois la Tarte Gouyass accompagnée d’une verre de Bourgogne.

 

Le texte du Bonimée:

GOLIATH:
Pied d’haut, assuré chien
Que veux-tu me poursuivre
Une pierre à la main ?
Es-tu donc las de vivre ?
Jeune sot, petit tamareau
Tu ne te porteras plus
Ton flambeau, ni mon bau
Ta fête sera foulée;
Tes yeux de lion
Tes oiseaux cajolés
Assurent mes frions

DAVID:
Approche seulement
Ennemi des Hébreux
Le mutin affronté
Tu jases contre Dieu !
L’avantage est pour moi
J’ai pour escorte
Un dieu toujours vainqueur
Sa main justement forte

GOLIATH:
Quand Dieu tendrait son arc,
Et moi desur la terre?
Te livre-jou la guerre ? Non pas à toi petit objet
Quand tu saurais un Dieu
Avec autant de pages
Oserais-tu me combattre
Avec tant d’avantages ?

DAVID:
Ah ! Blasphème ! tu en seras puni
Un Dieu qui se pique
Couronné de bonheur
Ne peut rien souffrir
Contre son sang et son honneur
Ah ! Seigneur ! Donnez-moi
La force et la puissance
de mon bras
Que j’en tire vengeance !

DAVID LANCE LA BALLE

Après il dit :
« Il en a le vilain
Il est mis en ce lieu
Il a sentu la main de Dieu »

Goliath s’écrie : « Je n’sus nieu co mort ».

La prochaine Ducasse est

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